Les auto-entreprises n’ont jamais eu autant le vent en poupe en France que ces dernières années. C’est un mouvement massif qui s’est accéléré avec la crise sanitaire : des envies de liberté et d’autodétermination professionnelles ont vu le jour chez bon nombre de personnes qui étaient salariées jusqu’ici. Mais vouloir créer son autoentreprise est une chose, passer à l’acte et faire les choses de la meilleure des manières en est une autre. Nous allons aborder dans cet article, les points de passage inévitables et importants à prendre en compte pour assurer le meilleur lancement possible à son activité d’indépendant.
Auto-entreprise : par quoi commencer quand on décide de se lancer ?
Des choses à faire et à penser, il y en a plein, et cela sans même parler de la nature même de votre activité ou de votre prospection. En effet, d’un point de vue administratif, pratique et logistique, un ensemble de points est à prendre en compte. De l’enregistrement à l’URSSAF, en passant par un dépôt de marque éventuel ou d’un brevet, jusqu’au logiciel de devis et facture gratuit pour auto-entrepreneur, ce ne sont pas les sujets qui manquent.
Les démarches administratives au cœur du processus de démarrage de l’activité.
S’inscrire dans un système économique réglementé, c’est se plier logiquement aux règles en vigueur. L’enregistrement de sa structure auprès des autorités ou des organismes compétents est une nécessité. Heureusement, en France, le fonctionnement est plutôt bien fait. Le centre de formalités des entreprises (ou CFE) pour les auto-entrepreneurs, est l’URSSAF. C’est à partir d’un site unique et après quelques formulaires à renseigner en ligne que l’on peut déclencher sa création d’auto-entreprise. Cela va impliquer, sans que l’on ait besoin de s’en soucier, la création d’un numéro de SIREN par l’INSEE. Cet enregistrement au Registre National des Entreprises s’accompagne d’un code dit APE qui est lié au type d’activité principal de l’entreprise.
Le dépôt d’une marque ou d’un brevet pour assurer sa protection légale.
L’Institut National de la Propriété Intellectuelle est au service des entreprises, des sociétés et des personnes qui souhaitent protéger leur propriété intellectuelle et industrielle, par l’enregistrement de leur marque par exemple. Si en auto-entreprise, l’enregistrement d’un nom de société n’est pas une obligation puisque le nom seul de la personne physique est nécessaire, l’enregistrement d’un nom de marque commercial est un plus. Sa protection va permettre, notamment pour certaines activités ou certains secteurs, de permettre des recours en cas de copie ou de contrefaçon.
Les outils d’administration économique et comptable inévitables.
Quand on a son auto-entreprise, sa marque, son activité et ses clients, tout est calé… sauf que rapidement, et logiquement, on va devoir produire des pièces comptables réglementaires qui vont permettre de vivre de son activité. Ces pièces très courantes sont les devis, les bons de commandes, les factures, les avoirs. Sans cela, impossible légalement, en tant qu’entreprise, d’être rémunéré pour ses prestations. Faire l’acquisition d’un ou plusieurs outils efficaces et performantes pour cette gestion est indispensable. Parfois couplé directement avec une solution bancaire, ou indépendant de sa banque, mais connecté et relié à son compte professionnel, ces outils de facturation proposent aujourd’hui des fonctionnalités dont on ne peut rapidement plus se passer.
Ils permettent de générer rapidement des devis à l’aide de produits et services simples à configurer.
Ils permettent ensuite d’éditer les factures sur la base des devis validés. Les fonctionnalités d’envoi et de partage des pièces sont liées aux clients enregistrés dans l’outil. Ainsi, aucun besoin de saisir à chaque facture, les coordonnées de son client.
De même, ces outils permettent de mettre l’ensemble de vos pièces comptables aux couleurs de votre entreprise, afin d’homogénéiser votre communication jusque sur ces documents.
La communication : valoriser votre activité, votre savoir-faire, votre marque.
D’autres outils vont venir compléter l’armada à mettre en place. Ces derniers sont notamment les supports digitaux et physiques de communication. Un compte sur un réseau social BtoB ou BtoC, un site internet, des cartes de visite, des flyers… tout ce qui va permettre de gagner en visibilité et en notoriété va venir soutenir la prospection et l’activité.
Le lancement d’une auto-entreprise est un parcours dont les points de contrôle sont inévitables. Il convient donc de ne pas les contourner au risque de passer à côté du démarrage de son activité.